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Partie 6 · Parler à Claude comme un pro

Montrer par l'exemple en 6 minutes : guider Claude avec un modèle

Tu peux décrire le résultat que tu veux, ou tu peux le montrer. Un ou deux exemples valent souvent mieux qu'un long paragraphe de consignes.


Tu demandes un résultat dans un certain style, et Claude te répond dans le sien. Tu réexpliques, tu ajoutes des adjectifs, et la réponse se rapproche sans jamais tomber juste.

Le problème n'est pas que ta consigne soit mauvaise. C'est qu'un style se montre mieux qu'il ne se décrit.

Il existe une méthode plus directe que d'empiler les consignes. Tu colles un ou deux exemples de ce que tu veux, et Claude calque sa réponse dessus.

Les spécialistes appellent ça « montrer par l'exemple », mais l'idée est celle que tu utilises déjà quand tu formes quelqu'un en lui disant « tiens, fais comme ça ».

Tu lis le chapitre 30 d'un manuel de 67 chapitres sur claude-pour-les-debutants.fr. Dans les chapitres précédents, tu as appris à donner du contexte et à structurer ta demande.

Ici, tu apprends à guider Claude par l'exemple plutôt que par la description. Tu repartiras avec un vrai prompt à copier.


Décrire ou montrer, ce n'est pas pareil

Quand tu décris un style avec des mots, Claude doit deviner ce que tu as en tête derrière chaque adjectif. Pour toi, « un ton chaleureux mais professionnel » est clair. Pour Claude, ça couvre une dizaine de styles différents, et il en choisit un au hasard.

Quand tu montres un exemple, il n'y a plus rien à deviner. Claude voit la longueur des phrases, le niveau de langue, la ponctuation, la façon d'ouvrir et de conclure. Il a sous les yeux le modèle exact, pas une approximation.

Anthropic recommande directement cette technique dans son cours sur la rédaction de prompts. La formule officielle tient en une phrase.

Tu donnes un ou deux exemples du résultat voulu, puis tu demandes à Claude d'en produire un nouveau sur le même modèle.

→ La description laisse Claude interpréter. L'exemple lui retire le doute.

✦ Un exemple bien choisi remplace souvent trois lignes de consignes. Tu gagnes du temps et tu gagnes en précision.

Une demande décrite avec des adjectifs flous d'un côté, la même demande accompagnée d'un exemple concret de l'autre, et la différence de précision dans la réponse de Claude


Combien d'exemples faut-il donner

Tu n'as pas besoin d'en donner beaucoup. Un seul exemple suffit déjà à cadrer le format. Deux exemples valent encore mieux, parce qu'ils montrent à Claude ce qui reste constant d'un cas à l'autre.

Avec un seul modèle, Claude pourrait copier un détail qui n'était qu'un hasard. Avec deux modèles, il repère le vrai motif, c'est-à-dire ce qui se répète, et il laisse de côté ce qui change.

Au-delà de trois exemples, le gain devient faible pour un usage quotidien. Tu alourdis ton prompt sans rendre la réponse vraiment meilleure.

Garde la règle simple en mémoire.

▸ Un exemple fixe le format.

▸ Deux exemples révèlent le motif à reproduire.

▸ Trois exemples lèvent les derniers doutes sur les cas particuliers.

↳ Pour la plupart de tes demandes, deux exemples bien choisis suffisent largement.

Une jauge qui montre le gain de précision selon le nombre d'exemples donnés, fort entre zéro et deux exemples puis qui s'aplatit après trois


Un vrai prompt avec exemples

Prenons un cas concret. Tu veux transformer des notes brutes en phrases de bilan claires, toujours sur le même modèle. Tu donnes deux exemples, puis ta nouvelle note.

Transforme mes notes en une phrase de bilan, sur le modèle des exemples.

Exemple 1
Note : réunion client repoussée à jeudi, budget validé
Bilan : Réunion client décalée à jeudi, le budget est validé.

Exemple 2
Note : livraison en retard 2 jours, prévenir le magasin
Bilan : Livraison retardée de deux jours, le magasin doit être prévenu.

Maintenant, à toi.
Note : {COLLE TA NOTE ICI}

Tu remarques que tu n'as écrit aucune consigne de style. Les deux exemples disent tout : phrase courte, verbe au début, ton neutre. Claude n'a plus qu'à suivre.

☑ Tu colles tes deux exemples, tu ajoutes ta nouvelle note, et la réponse arrive au bon format du premier coup.

Le prompt avec ses deux exemples de notes transformées, et la réponse de Claude qui reprend exactement le même format pour la nouvelle note


Là où la méthode change tout

Cette technique brille dès que la forme compte autant que le fond. Tu la sors quand une description échouerait à transmettre ce que tu attends vraiment.

Elle marche pour imiter un ton d'écriture précis, le tien ou celui de ta marque. Elle marche pour produire une liste toujours formatée pareil, des fiches produit, des comptes rendus, des réponses types.

Elle marche aussi pour classer ou trier, parce que tu montres à Claude un cas déjà classé et il continue sur la même logique.

À l'inverse, tu n'as pas besoin d'exemples pour une question simple ou une demande unique. Garde la méthode pour les tâches qui reviennent, là où le format doit rester stable.

→ Plus une tâche se répète dans ta semaine, plus l'exemple te fait gagner du temps sur la durée.


Un dernier mot

Montrer par l'exemple, c'est arrêter de décrire ce que tu veux et commencer à le montrer. Tu colles un ou deux modèles du résultat attendu, et Claude calque sa réponse sur le motif que tu lui as donné.

C'est l'une des techniques les plus rentables, parce qu'elle remplace de longues consignes par une démonstration que Claude ne peut pas mal interpréter. Tu gardes tes meilleurs exemples sous la main, et tu les réutilises chaque fois que la forme compte.

Tu retrouves la suite du manuel sur claude-pour-les-debutants.fr avec le chapitre 31 sur les instructions permanentes, le cadre que tu poses une fois pour toute la conversation.


Essaie Claude maintenant : claude.ai

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